#BLOG3 CROSSFIT FRÉJUS
UNE SALLE DE SPORT PAS COMME LES AUTRES
LE COACHING PRIVÉ
J’ai commencé le Crossfit d’une façon un peu particulière par rapport à d’autres: par quasi exclusivement du coaching privé. 3 fois par semaine, je voyais Micka pendant une heure en coaching individuel, en plus d’un wod normal dans le planning de la box dans la semaine et souvent le wod team du samedi.
Pourquoi j’ai fait ce choix, et qu’est ce que ça m’a apporté?
PLS PARTY
À mes tout débuts à Crossfit Fréjus, je me noyais dans beaucoup de choses que je comprenais pas: le vocabulaire particulier du crossfit, des mouvements que j’avais beaucoup de mal à assimiler, et une période qui n’était pas très propice à tant de nouveautés pour mon corps. C’était en pleine saison estivale et je travaillais de nuit, 6 jours sur 7. Et puis j’avais la sensation d’être perdu au milieu de tout ça et de passer pour un con devant des gens qui avaient l’habitude de tout ça (le fameux stress d’être jugé que tous les débutants ont quand ils commencent quelque chose de nouveau quelque part)
Alors j’ai réfléchi et je me suis dit que le meilleur moyen d’appréhender ce sport était en y passant plus de temps et avec plus d’expertise, j’ai donc décidé de faire appel à Micka pour des cours privés. La première fois que je lui en ai parlé, ni lui ni moi ne savions où ça mènerait, ce que ça donnerait et pendant combien de temps on allait travailler de cette façon-là.
Premiere heure ensemble: du snatch barre à vide pendant 30 minutes et un petit wod très gentil qui m’a pourtant cassé en 2. Je pense qu’il s’est dit qu’il y allait avoir du taff. Mais ça m’a plu, alors on a recommencé. Encore et encore, jusqu’à prendre un rythme de 3 séances par semaine ensemble pendant lesquelles j’ai fait beaucoup de choses différentes: des cycles de force, d’haltéro, de gym, et beaucoup de cardio. Pendant très longtemps, l’haltero s’est resumé à de la barre à vide ou très légère jusqu’à ce que la technique soit parfaite, j’ai commencé les cycles de force avec des plates de 5kg de chaque coté jusqu’à réussir à squatter 190kgs, mes premières tractions étaient en strict et une par une, jusqu’à enchainer les bar mucles-up en série et les cycles de cardio ont été parfois très long, souvent très dur, mais toujours efficaces.
J’ai mangé un premier cycle de 3 mois d’assault bike puis un autre de 6 mois de rameur. Je passais certaines heures à ne faire que ça. Ça ne m’a évidement pas empêché de progresser sur tout le reste du spectre très très large qu’est le CrossfFit et en quelques mois j’étais devenu complètement accro à tout ce qu’il proposait. Je finissais par terre en souffrance à la fin de chaque wod qu’il me faisait faire et pourtant, on a travaillé ensemble de cette façon la pendant plus de deux ans.
On a tout vu, tout travaillé, et parfois il y a des mouvements qui ont demandé beaucoup plus de travail et de patience que d’autres. Un des gros avantages, c’est qu’on partait de zéro, il n’y avait rien à corriger, rien à “désapprendre”, rien à changer. Il fallait juste commencer, apprendre, et travailler, encore et encore. L’autre énorme avantage, c’est que j’ai progressé beaucoup plus vite que si j’avais simplement suivi les cours du jour à la box. Un coach qui se concentre sur un seul adhérent plutôt que sur dix aura forcement un coaching beaucoup plus adapté et précis, et donc les progrès seront bien plus rapides.
MENTALITÉ FITCLUB
De l’aveu de Micka, j’étais son crash-test. Il me disait de faire certains trucs sans savoir si j’en serais capable, et puis on voyait. Souvent ça marchait, parfois ça ne marchait pas. Mais il m’a toujours repoussé dans mes limites et m’a fait comprendre que mon corps est bien plus capable que ce que je pensais qu’il était. Quand je pensais que j’en pouvais plus, il m’a forcé à faire l’effort et à me prouver que j’en avais encore sous le moteur. J’ai été très surpris plus d’une fois, mais ça n’a jamais été facile. Son téléphone est rempli de photos de moi par terre en PLS ou allongé dans les vestiaires en train de remettre ma vie en question. Mais le fait que je l’écoute sans me poser de questions et que je joue le jeu à fond a créé une relation de confiance entre nous, avec tout ce que ça implique.
Ça m’a aussi aidé à développer mon mindset. Ce côté là était peut-être même plus à la ramasse que mon fitness. Un jour, je suis parti trop fort sur un wod très court et j’ai abandonné le wod au milieu. Le lendemain, je suis revenu à la salle et Micka m’a dit de faire 800m en farmer carry avec 2 KB de 32kg. Une fois fini, j’ai refait le wod que j’avais lâché la veille. Et j’ai plus jamais abandonné un wod, aussi dur soit-il, aussi long soit-il. J’ai accepté la “punition”, et j’ai retenu la leçon: on abandonne pas.
Au fil du temps, il a considéré que le coaching privé n’avait plus rien à m’apporter et m’a proposé de m’entrainer avec lui et les autres coachs de la box: la team du FitClub. Cet environnement différent m’a amené à continuer de progresser d’une autre manière: j’ai appris en les regardant woder au quotidien. J’avais la chance de travailler la nuit et donc d’avoir le temps pendant la journée pour être là avec eux, et s’entrainer avec un groupe où tout le monde apporte sa touche et où chacun tire l’autre vers le haut est le meilleur contexte qui soit. Chacun a sa spécialité et est en capacité de me donner des tips sur ce qu’il me manque, sur ce que je dois travailler plus, ou travailler mieux. C’est un environnement sain et stimulant qui m’a permis d’élever les standards de mes efforts: ce sont des compétiteurs qui s’entrainent pour gagner, même à l’entrainement, même avec les copains, sur le floor ou au basket, au spike-ball ou à Mario Kart
J’ai fait mes premiers wod de qualif avec eux, mes meilleurs Open avec eux, mes meilleurs snatchs, mes meilleurs squats, mes premières séries de muscle-up en wod, bref: j’ai continué de progresser. Dans un sport où on a souvent des sensations de plateau voire parfois de regression, c’est un luxe non négligeable. Tout ça parce que pendant tout ce temps, j’étais accompagné par des personnes dont c’est le métier et qui me connaissent et me suivent depuis longtemps.
Conclusion
Tout ça m’a surtout permis d’apprendre une chose essentielle: être coachable.
Personne ne connait mieux notre situation physique que la personne qui nous coache et nous voit s’entrainer tous les jours: il faut donc savoir lui faire confiance et écouter ses conseils et ses leçons. Même quand on pense que “ça sert à rien” ou qu’on a envie de s’entêter à essayer telle ou telle chose, l’avis d’un expert en la matière est toujours plus interessant et plus juste que le nôtre. Qu’il s’agisse d’un coach de sport ou de n’importe quel autre domaine, il y a des raisons pour lesquelles ils sont coachs.
Il est nécessaire d’avoir l’humilité de savoir se faire accompagner et aider si on recherche une progression dans un domaine précis, faire confiance au professionnel qu’on a en face de nous, suivre ses idées et appliquer ses conseils. Alors, si vous avez l’envie de vous faire coacher mais que vous hésitez encore, j’espère vous avoir convaincu de franchir le pas. Vous ne le regretterez pas.