L’ÉCHEC

Le sport étant un bon reflet et une bonne école de la vie, il y a des parallèles qui semblent évidents et certaines leçons qu’on apprend dans un cadre peuvent s’appliquer à l’autre. Le sport est une école à lui seul et personnellement il m’a permis d’apprendre à gérer quelque chose qu’aucune autre sphère n’apprend aussi bien: l’échec. 

“EVER TRIED, EVER FAILED, NO MATTER…

Chaque tentative de quoi que ce soit passe par 3 phases: échouer, travailler, réussir. Si on réussit du premier coup c’est qu’on est pas au bon niveau de difficulté. J’ai remarqué que beaucoup de monde, dans la vie comme dans une box, avait une peur panique de l’échec. Comme s’il était inévitable, ça oui, mais surtout comme si il était définitif et gravé dans le marbre. Comme si, en loupant quelque chose une fois, ça voulait dire qu’on le réussirait jamais parce que de toute façon, « c’est trop dur ».

Premièrement, la difficulté c’est le but, on apprend rien dans la facilité. Ensuite, aucun échec n’est éternel. À mon sens beaucoup trop de personnes ont un axe de réflexion complètement décalé de la réalité quand il en vient aux accomplissements et à ce qu’ils sont capable de faire. Bien souvent, c’est simplement parce qu’ils sont incapables de se mettre dans une situation où l’échec est une possibilité. Pourtant, l’échec est nécessaire pour apprendre. Vous pensez qu’Usain Bolt s’est un jour mis à courir avec des potes et s’est dit « tiens, je cours vachement vite, je vais m’inscrire à l’athlé » et a battu tout le monde jusqu’à devenir recordman du monde?

Pour 10 secondes de gloire, il a d’abord passé des années à perdre des courses. 

…TRY AGAIN, FAIL AGAIN, FAIL BETTER”

Échouer, ça veut déjà dire essayer, ce qui est déjà une première réussite. Il faut savoir se mettre dans une situation d’adversité sans aucun résultat immédiat. Échouer rend humble. Ça rappelle à chacun qu’il y a toujours quelque chose de plus fort que nous, quelque chose qu’on sait pas faire, et que rien, rien, rien au monde n’est jamais acquis. Mais ça nourrit l’esprit et développe du caractère. On se développe 100 fois plus en échouant parce que ça révèle les axes de progression, ça révèle ce qu’il manque pour réussir et ça remet les idées en place: si on échoue, c’est qu’on a fait quelque chose de travers, qu’on est pas assez bien préparés, ou qu’on a fait une erreur. Et c’est tant mieux. Ça veut dire qu’on doit travailler plus, apprendre de ses erreurs et ne pas les reproduire, et quand finalement on réussit tout le travail prend son sens. C’est comme ça dans la vie, dans le sport, dans les relations, dans tout. 

Y a des pratiquants qui font pendant 5 ans du tirage aux anneaux parce qu’ils osent pas se confronter à l’échec de faire une pull-up. Y en a d’autres qui restent à la même charge sur leur barres pendant des années parce qu’ils osent pas se confronter à l’échec d’une barre plus lourde. J’en vois même qui prétextent des blessures ou des excuses bidons parce qu’ils savent qu’ils vont se faire rouler dessus sur le WOD du jour, et qui ont peur de perdre.

Tirer le maximum de son potentiel c’est aller jusqu’à l’échec. Ce qui arrête une rep max, c’est l’échec de la rep suivante. 

Allez jusqu’à l’échec, c’est là-bas qu’on apprend la vraie vie. Il est urgent de ne pas être prudent, il faut être imprudent. Et si vous vous cassez la gueule et bah vous vous cassez la gueule. Et puis et quoi? On en meurt pas de se casser la gueule. On ne meurt pas d’humiliation, ça n’existe pas. Et quand on commence à s’habituer à l’échec, on en a plus du tout peur, et on en parle avec le sourire en se disant: « J’en sors, j’y retourne ». 

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